Mercredi 18 mars 2009
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Communiqué du MPF (12 mars
2009)
Rouge sur blanc : tout fout le camp !
La Commission européenne veut tuer le rosé français. Elle a adopté depuis janvier un
règlement européen (équivalent d’une loi) d’application directe qui autorise dans toute l’Europe le mélange du vin blanc et du vin rouge pour créer et commercialiser un « faux rosé ». Ce
règlement donnerait une porte d’accès directe de tous les « faux rosés » mondiaux sur le marché européen, et ouvrirait une intraitable guerre des prix.
Mis en attente par une navette de consultation auprès l’OMC, donc on connait le peu d’intérêt pour le vin français, le règlement
sera prolongé d’une directive le 27 avril prochain.
Que connaissent les 26 autres pays européens en procédé de vinification de rosé pour décider de la composition du vin français ?
Peu de choses en réalité, puisqu’il s’agit d’une technique de macération courte principalement maitrisée par le vignoble français, dont la Provence et la Loire fournissent à eux seuls 60% de la
production française.
Si le mélange du vin blanc et du vin rouge n’affectera directement que la production des vins de tables et des AOC qui feront le
choix de se déclasser, le procédé tuera à moyen terme le long et fastidieux travail des AOC français pour se faire connaître à l’export. Les vignes provençales occupent à elles seules plusieurs
dizaines de milliers d’emplois, et assurent la beauté et l’homogénéité de la région.
Ne l’oublions pas, à l’export, il s’agit moins d’une guerre de qualité que d’une guerre des prix. Et le vin rosé est le dernier
créneau où la France possède une avance notable de qualité sur les crus moyens. Alors que, concernant le vin rouge et le vin blanc, les producteurs américains, espagnols et italiens talonnent la
France, nous conservons le leadership du marché mondial du Rosé.
Ce projet d’attaque de la filière viticole française est intolérable. La France est le premier producteur mondial de vin et
notamment de rosé, une activité plombée de normes européennes qui continue de façonner notre culture, fait vivre plusieurs dizaines de milliers de français, et assure l’homogénéité de nos
campagnes. Pour combien de temps ?
Nous savions l’Union européenne capable de tout, depuis demander à un pays enclavé de décider du sort de l’activité maritime
européen jusqu’à procéder aux mélanges de normes les plus incongrus, mais celui là est de trop.
Communiqué de Patrick Louis, député européen MPF, candidat aux élections européennes du 7 juin :
Lyon, le 12 mars 2009
Communiqué
Patrick Louis, Député européen et Secrétaire Général du MPF est opposé au règlement autorisant le coupage
entre vins blancs et vins rouges.
Ce règlement s’inscrit dans une démarche plus globale qui vise à assurer la libéralisation et
l’augmentation des vins de mauvaise qualité aux dépends des vins de terroirs et des Appellations d’Origine Contrôlées.
Patrick Louis dénonce l’objectif de la commission européenne qui est de libérer l’Union Européenne des
entraves « œnologiques » pour s’ouvrir à de nouveaux marchés, notamment la Chine.
Patrick Louis demande au Gouvernement français de ne pas appliquer ce règlement qui mettra en péril la
filière française du vin.
Lettre à Mme la députée Josette Pons
(11 février 2009)
Mme la Députée,
Aujourd’hui à l’Assemblée nationale, vous vous êtes fait l’écho des vignerons de notre département et plus largement
de Provence.
En effet, ceux-ci s’inquiètent, non sans raison, de « l’éventuelle autorisation de coupage des vins rouges et blancs en vue d’élaborer des vins rosés (vins sans indication géographique) ».
Vous avez ajouté, fort justement, que la levée de l’interdiction existante provoquerait de graves retombées pour le Var, premier producteur mondial de rosé.
Les paroles de M. le Ministre Michel Barnier ont dû vous effrayer quand il vous a
répondu qu’il était lui-même à l’origine de cette idée alors qu’il était commissaire européen. En outre, le fait qu’il n’émette que de simples
« réserves » et que celles-ci soient soutenues par la seule et isolée Hongrie n’est pas fait pour rassurer nos viticulteurs varois si touchés ces dernières années.
Je vous invite donc à contacter Patrick Louis, Député MPF au Parlement européen pour notre grande région. Il se bat
depuis plus de 15 ans aux côtés de Philippe de Villiers pour dénoncer des aberrations qui touchent trop souvent nos viticulteurs, nos agriculteurs,
nos apiculteurs, nos éleveurs et nos pêcheurs…
Bien respectueusement.
François Cornileau
Président du MPF du Var